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Nicolas Bacchus, très en verve...

Chansons que tout cela (CQTC) - Le 28 mars 2011

En une douzaine d’années et quatre albums, Nicolas Bacchus a su installer sa différence multiple, intime et politique, comme il le dit lui-même. Provocateur salutaire, homme libre, libertaire, libertin sans manque d’Eugène (façon Delacroix), conjuguant l’amour entre le cru et le QI, l’émotion, la révolte et l’humour, voire la farce, il sort aujourd’hui La Verve et la Joie. Suivez son regard !...

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Photo : Robin Montrau

Bac scientifique, études de droit et de « psycho », boulot d’éducateur spécialisé, chansons dans les rues, dans les bistrots, dans les cabarets à poil et à plume, Nicolas montre, dès son premier album autoproduit en 2000, que dans sa famille, on ignore les sujets tabous et on s’intéresse aux « choses publiques ». Ce que confirme un deuxième opus live en 2002, Balades pour enfants louches.

Séquence 1 :
Nicolas B. – L’Auvergnat.

 

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Il a alors donné quelque 350 concerts dans toute la France (le gourmand comptabilise tout), poursuit gaillardement son chemin et embringue plusieurs copains et copines (de Juliette à Debout sur le Zinc ou Éric Toulis) dans son nouvel abum de 2005 (À table), initiative qu’il vient de renouveler avec bonheur dans La verVe et la Joie. Accompagnés par une douzaine de musiciens, se croisent ainsi Patrick Font, Agnès Bihl et Sarcloret dans une facétie décapante du premier (Identité nationale ou Les Métèques, d’après Georges Moustaki), Thomas Pitiot et Manu Galure lui ayant offert plusieurs textes et musiques.

Séquence 2 :
Bacchus – De la Table à la Verve.

 

 

Ce disque est aussi l’occasion d’un remarquable duo avec Anne Sylvestre (dans Cousine, texte serré d’Erwan Temple, très présent dans l’album précédent), d’une création à partir d’un inédit costaud de Bernard Dimey (La Pierrette à Pigalle) et d’une reprise signifiante de Vladimir Vissotski : Le Vol arrêté (La Fin du bal), adaptation française de Maxime Le Forestier. Avec quelques joyeusetés sexuées signées Bacchus (Bages) himself (Filet mignon, Sanson du bizoutier, Grasse matinée…) et de fines notations entre sentiments et principes comme Derrière l’embarcadère (Dany Rodriguez) et Des jours plus gais (Thomas Pitiot).

Séquence 3 : Bacchus – Comme il dit. CQTC.

 

 

Une petite dernière pour la route : Bacchus/Dimey 

 

Daniel Pantchenko pour
Chansons que tout cela (CQTC)