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Nicolas Bacchus à Aubercail - compte rendu

Liste "Tranches de Scènes" - Le 20 mai 2011

Hier swar, au festival Aubercail d'Aubervilliers, en première partie de l'inénarrable Loïc Lantoine, il y avait bien plus qu'une première partie : Nicolas Bacchus et ses invités.

Lorsqu'on a l'habitude de le vwar traîner avec entrain sa carcasse dans les bistrots, seul avec sa guitare, ou avec celle de Lucas Rocher, ça fait vraiment plaisir de le vwar sur une vraie scène, si bien habillé musicalement parlant  - en plus de sa chemise verte à carreaux, veux-je dire.

Jugez-en un peu : Giovanni Mirabassi au piano, Brahim Haiouani (le complice d'Eric Toulis sur scène ces derniers temps) derrière le piano, mais à la contrebasse, Julien Joubert (du groupe Kwak) à la guitare, Sylvain Rabourdin au violon... et le frère de Nicolas, pas manchot à la trompette... vwalà pour ceusses dont je me souviens  - il me manque un nom, puisqu'ils étaient huit sur scène avec Lucas et Nicolas - mais qui ? Arf, mais comment ai-je pu oublier le batteur ? Mes excuses doncques, à Marc Limballe (qui officie avec les Rois de la Suède depuis quelques mois)...

Toujours est-il que tout-ce-petit-monde-qu'est-pas-des-branques s'entend comme larrons en fware, transpire du plaisir de jouer ensemble, que le dénommé Bacchus, au meilleur de sa forme, évolue là-dedans comme un pwasson (roug... euh, nan, vert, finalement) dans son vin (rouge, là oui, ça ira), et ses chansons en ressortent transfigurées, avec plus de relief encore que sur l'alboum (on parle là du petit dernier, "La verVe et la Joie").
On aurait même pu crware l'espace d'un instant qu'il existait un autre Nicolas Bacchus, qu'on ne connaissait pas encore, sur le poème de Vissotsky... mais non, pas de doute possible, c'est un autre mais c'est bien lui... 8-)

Si l'on ajoute le moment de grâce du duo avec Anne Sylvestre, et les quelques amis venus prêter main forte (Agnès Bihl et Lucas Rocher sur Identité nationale - Patrick Font et Sarclo n'ayant pu être présents - et Thomas Pitiot sur Les gens de mon pays, dont il est l'auteur), on peut dire que la swarée fut riche en émotions.

Entendu dans le public, au bord de la scène : "C'est comme ça qu'il devrait tourner tout le temps - C'est là qu'il est à son meilleur - Il devrait conserver ce groupe, il ferait un tabac ! - Ah, si seulement y avait un tourneur dans la salle ! - Il ne pourrait pas louper ça - Y en aura un, tourneur, aux Trwas Baudets ?..."

Bon, OK, c'étaient tous des fans venus en masse de la MJ de Touche-Mes-Noix - dans l'Ariège - mais quand même, on ne peut s'empêcher de penser qu'ils ont peut-être bien raison, les bougres...

D'ailleurs, hier, j'étais trop près, j'ai pas bien vu...
Même que je pense m'accorder une deuxième chance, et retourner vwar ça le 8 juin aux Trwas Baudets... Ouep, juste pour vérifier qu'il y aura bien des tourneurs dans la salle.

Peut-être même que ce sera plein, des gens qui auront voulu vérifier ça avec mwa - qui sait ?

Stéphane.

PS : Probablement vous trouverez toujours près de vous, dans votre entourage, un ami Paulo, ariègeois ou pas, prompt, juste pour vous faire plaisir, à inviter un derviche au concert du 8.
Alors surtout, cet-ami-là, juste, dites-le-lui gentiment - parce que c'est quand même un ami, hein - mais fermement : "Ta gueule !".
Parce que ça, c'est sûr et certain que ça ne marchera pas, c'est pas ça qu'on veut comme tourneur.