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Nicolas Bacchus explosif

L'Est Républicain - Le 27 mars 2008

Précédent Benoît Morel vendredi sur la scène du foyer Georges Brassens, Nicolas Bacchus a fait un passage remarqué. En bombe textuelle qu'il est, il a tout naturellement commencé par exploser en une chanson un peu sur la défensive qui disait en substance que cette première partie était inévitable. Avertissement étonnant, les spectateurs de la Maison pour Tous n'ayant pas pour habitude de bouder les artistes des premières parties et loin s'en faut ; pour preuve l'accueil chaleureux fait à Claire Denamur, l'ovation à Yannick Le Nagard et même l'intérêt pour l'atypique Frédéric Truche qui précédait Karim Kacel.

Heureusement, passée cette superfétatoire introduction, l'artistes'est dévoilé. Totalement, puisqu'il expose son choix de vie dans son titre "Ton fils dort avec moi" auquel s'ajoutela sincérité du violoncelle d'Hélène Billard. Restant dans le registre de l'amour, mais dans une déclinaison plus espiègle, il loue "Les uniques", ces amoureux qui se croient, seuls, dans le coeur de l'autre.

Un hommage à Brassens plus tard, c'est la salle qui explose avec sa version très personnelle du "Petit âne gris" d'Hugues Aufray, qu'il décline en pastiches de Barbara, Renaud ou Goldman, avec naturellement les paroles ad hoc dont la gauloiserie n'est jamais totalement absente. C'est aussi sur un même ton de dérision qu'il dit sa colère et sa révolte : "Tous les décrets, papier WC. Laissez passer les sans-papiers".