Presse

 

Le SNTP-UNSA police communique " Inacceptable "

La Dépêche Villefranche de Rouergue - Le 13 aout 1998

Après les propos tenus par Nicolas Bacchus, lors de la finale de "Microsillons" (voir notre édition du samedi 8 août), Patrick Navarro et Elie Puigmal, respectivement secrétaire départemental Aveyron et secrétaire général, nous prie d'insérer :
"Le SNPT-UNSA police rappelle que la liberté d'expression est un des moyens de défendre et faire passer ses idées de façon démocratique dans un état de droit tel que la France.
Pour autant et parce que le SNPT-UNSA police y est attaché, il ne peut accepter qu'au nom de sa propre liberté d'expression le chanteur Nicolas Bacchus se basant sur un journal satirique toulousain datant de 1996 et sur un sujet aussi grave que préoccupant se soit cru autorisé à jeter l'anathème sur la population policière de Villefranche-de-Rouergue, prétendant que 25 % avait voté pour le syndicat FN.
La liberté d'expression est un bien qui ne peut être galvaudé et utilisé à des fins aussi idiotes et maladroites. Les policiers nationaux, dans leur métier difficile et dangereux, oeuvrent et agissent en fonction des lois de la République pour assurer la paix publique, la sécurité des personnes et des biens en tous lieux du territoire. Aussi, monsieur l'artiste, les exigences de votre métier et du combat que vous dites vouloir mener auraient dû vous inciter à plus de tact. Votre mise en cause collective des policiers est à la hauteur de votre propension à diffuser des bassesses qui plus est à partir de chiffres erronés et passés.
Le SNPT-UNSA police rappelle qu'il est le seul syndicat policier républicain à avoir démontré par voie de justice que le pseudo-syndicat FN était illégal et illégitime eu égard au message politique FN qu'il diffusait et nous avons obtenu sa définitive interdiction. Le SNPT-UNSA police condamne solennellement cette véritable entreprise de désinformation mettant en cause la grande majorité des policiers, leur probité et abnégation ainsi que la présence de la puissance publique, lors même que d'autres institutions font défaut, laissant le terrain libre pour l'extrême droite. Le SNPT-UNSA se réserve le droit d'ester en justice et sollicite un droit de réponse conformément à la loi du 29 juillet 1981 relative à la presse. "