Presse

 

Nicolas Bacchus : 15 ans, l'âge déraison

NosEnchanteurs.eu - Le 18 fevrier 2014

Quinze ans déjà que l’ineffable Bacchus balade sur scène ses ballades d’enfant louche et sa poésie subversive.  Quinze ans : d’aucuns diront que c’est bien long, d’autres que c’est bien court, mais nous n’osons imaginer ce qu’en dirait l’intéressé, jamais avare d’une digression graveleuse pourvu qu’elle soit bien tournée. (Ah, on me souffle dans l’oreillette que en fait, non, pas toujours !)

(photo DR prélevée à la page facebook de Nicolas Bacchus)

(photo DR prélevée à la page facebook de Nicolas Bacchus)

 

Quoi qu’il en soit, après les récentes étapes lyonnaises et toulousaines, c’est à un véritable feu d’artifesses final que nous conviait cette semaine ce sympathique trublion pornographe du phonographe (mais pas que.) 
 Après une fort agréable mise en bouche (mmm…) jeudi soir entre les murs amis du Forum Léo-Ferré (dont nous saluons ici la nouvelle et talentueuse équipe), le sieur Bacchus investissait donc vendredi et samedi, à Montreuil, le futur lieu que nous concocte Sarclo et sa jolie bande de Thénardier autoproclamés, lieu dont vous réentendrez parler avant fort peu de lurettes, gageons-le ! 

Chantier enchanté pour chanteurs enchanteurs, l’endroit offre déjà à un public trié sur le volet un bar convivial et une petite salle qui ne l’est pas moins, chaleureux écrin pour le survol de ces 15 ans de carrière.
 Et ce bougre de Bacchus sait s’entourer, jugez plutôt : au fil des chansons et des duos se sont ainsi succédés sur scène des talents aussi variés que Manu Galure (lunaire et déjanté), Gilles Roucaute (émouvant et inspiré), Patrick Font (toujours très en forme…), Frédéric Bobin (incisif et prometteur), Manu Lods (tendre et gouailleur), Thomas Pitiot (griot urbain moderne et concerné), Sale Petit Bonhomme (avec « doublage » très sensuel en langue des signes), Monique Brun (impériale dans une reprise de Boby Lapointe), Sarclo et sa Thénardière de Mélanie (sobres et touchants, si, si), ainsi qu’une petite débutante fort douée ma foi, une certaine Anne Sylvestre, qui ira loin, prenons d’ores et déjà les paris…
Nul doute que nous en oubliions, mais la soirée s’est prolongée fort avant dans la nuit, bercée (entre autres…) par une très belle chaleur humaine et un petit récital classique impromptu offert par Marilou Nezeys, jeune pianiste concertiste se frottant depuis peu avec brio au petit monde de la chanson.
Du beau Bacchus, du grand Bacchus, épaulé donc pour l’occasion par une flopée d’amis, prouvant à l’envi que, pour talentueux que l’on soit, on est jamais trop aidé…

Patrick Engel pour
Nos Enchanteurs