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Nicolas Bacchus en concert

O Toulouse - Le 18 janvier 2002
Le chanteur toulousain est en concert du 24 au 26 janvier au Bijou, pour l’enregistrement d’un album live.
S'il a choisi Bacchus comme nom de scène, c’est, dit-il, «en référence au Dieu de la fête et de tous les plaisirs de la vie». La vie, ses petits bonheurs et ses mauvais moments, Nicolas Bacchus les célèbre dans ses chansons depuis près de six ans.
Ce Toulousain d’adoption, Auvergnat d’origine, écume les bars et les marchés, armé de sa guitare, avant de composer ses propres chansons. Coupe d’immondes, son premier album autoproduit, est sorti en 1999. Il y moque entre autres « ces gens qui descendent dans la rue pour fêter la victoire à un match de foot, mais qui ne le font pas pour protester contre l’assassinat de Lounès Matoub ». Subversif et citoyen, comme il aime à se définir -il est co-fondateur de la deuxième mouture d’Act Up Toulouse- Nicolas Bacchus est aussi à l’aise dans la chanson engagée qu’intime, avec des textes souvent décapants, quelquefois naïfs.
Mais c’est sur scène que Nicolas Bacchus donne sa pleine mesure « comme Juliette ou de Font et Val» en leur temps, il joue avec l’ambiance et le public et adapte sa prestation en conséquence. La deuxième étape de sa carrière s’imposait : enregistrer un album live. Ce sera chose faite du 24 au 26 janvier au Bijou, où, pour la première fois, Nicolas Bacchus sera accompagné de cinq musiciens. Pas trop dur pour ce solitaire? « Ce sont deux plaisirs différents. Seul, on doit tout assurer, mais les applaudissements sont tous pour moi. A plusieurs, on se partage le plaisir, on peut se reposer sur les autres. »
Les nouvelles chansons racontent toujours l’amour qui fait mal, il y revendique son homosexualité, et distribue des coups de griffe sur des sujets qui lui tiennent à cœur -le racisme, l’homophobie. Tourmenté mais joyeux, en recherche mais sachant jouir du présent, c’est là toute la complexité de Nicolas Bacchus, à savourer dans ses chansons... et au Bijou.
E.B.