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Nicolas Bacchus à Lyon

A Fleur de Mots - Le 14 novembre 2002
Un chanteur encadré de deux guitares et accompagné par, à sa droite, un violoncelliste, Nicolas THOMAS, aux commandes de son instrument, et, à sa gauche, Michel HERBLIN, harmoniciste, la bouche pleine de son appareil. Un fameux trio … et leurs prothèses … musicales. Les différentes greffes ont parfaitement réussi. Pas de rejet. A signaler que l’opération se déroula sans anesthésie.
L’ensemble donne un spectacle qui a :
Du punch, du poids, du piquant, du panache
Avec des :
Provocations, émotions, joies, envies, tranches de vie(s), espoirs, amours, peines
Et tout ça fait que :
Ça fuse, ça swingue, ça pulse, ça décape, ça dégage, ça tape du pied … sur le plancher, Tape des mains … du poing sur la table … ça tape dans la tête …
Nicolas BACCHUS allie l’humour et la poésie avec des mots qui claquent, se font caresses ou coups de poing. Le tout enrobé d’orchestrations qui vous emportent vers des contrées où la chaleur humaine tient lieu de soleil(s). J’en veux pour exemple « Cayenne », « Oiseaux de passage », « La Saint Sylvestre » (ma préférée), « Allez, l’ami », …
Nicolas BACCHUS, un artiste qui a du coffre, du corps, du charisme et qui sait s’en servir.
Un garçon qui a du goût, du bagou, du bon goût, jugez-en par vous même pour les adaptations de « Je t’aime » (Michèle Bernard), « Oiseaux de Passage » et « Les Petiots » (Jean Richepin), « Cayenne » (poème de Jean Genet) et en vedette, le Petit âne gris, enfant d’Hugues Auffray, avec en invités, par ordre d’apparition : Renaud, Charles Aznavour, Francis Cabrel, Barbara.
Et en prime, son engagement politique affirmé. Des prises de positions (ah, que j’aime ce mot) sans ambiguïté. Sans faux fuyants. Nettes. Fermes . Précises. Définitives. Sans démagogie. Et qui démasquent les hommes (ainsi que les femmes) aux manettes du pouvoir.
Ah, que voilà de la belle et bonne chanson (label France), celle avec du texte, des mots, vivante, debout avec le poing fermé et tendu à bout de bras.
Discrètement, sans que la censure s’en mêle (les pinceaux), Nicolas BACCHUS a transformé le cordon ombilical en corde à sauter.
Le CD « Balades pour enfants louches » enregistré en public, au Bijou de Toulouse en Janvier 2002, en restitue l’ambiance, l’énergie, l’atmosphère et la richesse.
Lis, persiste et signe
Roland G. BOUGAIN
Lyon. Novembre 2002