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J'ai Essayé


J’ai essayé les filles
Les belles, les gentilles
Les "dentelle et résille"
Celles qui se maquillent
Les citrons, les vanilles
Et pas de réaction

J’ai tenté les garçons
Les râblés, les mignons
Les "marcel et caleçon"
Les nus sous l’édredon
Les maigres, les poupons
Et puis on se rhabille

J’ai soufflé des jupons
Et offert des jonquilles
J’ai posé des jalons
Dans les belles-familles
Dégrafé les boutons
Et ôté les mantilles

Mais face à l’inaction
D’Cupidon qui roupille
J’suis passé au bourbon
Et au vin qui pétille
Jusqu’à la camomille
A prendre en décoctions

 

 

  • La chair est triste, hélas
    Et j’ai eu toutes les ivresses
    Avec d’improbables ogresses
    La chair est flasque, et lasse
    Au moment où les corps se pressent
    Au moment de la passe
    Au moment de la tasse (casse)


Le marin, le pompier
Même le policier
L’uniforme lustré
Et la jupe plissée
Le treillis tacheté
Je ne sais plus que faire

La blouse d’infirmière
La pantoufle de vair
La nonne hospitalière
Dont l’habit reste ouvert
Et l’hôtesse de l’air
J’ai tout inventorié

J’ai fait des scénarios
Des safaris-photos
Des dress-codes à gogo
Dans des donjons crados
De multiples trios
Attaché dans le noir

J’ai fait les urinoirs
Le métro, la baignoire
La nuit sur les boul'vards
Et même l’aérogare
Ça paraît sans espoir
Je repasse au porto

 

 

 

  • Refrain
    • Bien sûr, je bais’ de temps en temps
      Bien sûr, j’ai des rêves d’amants
      C’est vrai, vous avez de jolies dents
      Mais - que voulez-vous y faire
      Bien sûr les plaisirs de la chair
      Quand elles ont de belles manières
      Savent quelques fois me défaire
      Mais la plupart du temps
      Je suis bien peu bandant


J’ai tenté le franc-jeu
Sur un divan moelleux
Le marabout ruineux
Le docteur adipeux
Et les pilules bleues
Et les gélules roses

Et après les hypnoses
Et la métempsycose
"Pour guérir l’andropause
L’exorcisme s’impose !"
Ce fut l’apothéose...
Mais pas miraculeux

J’ai touché du boucher
Et de la charcutière
Mâchouillé du pépé
Et de la vraie rombière
Idiots, attardés
Et ados pré pubères

J’ai fait dans l’étranger
Le voyage d’affaires
Le birman potelé
La bulgare sincère
J’en sortis sans succès
Mais plein de somnifères

 

 

 

  • Refrain (instrumental)


Je ne regarde plus
Que mes pieds dans la rue
Ni les photos de nus
Ni les bras dévêtus
Ni la courbe des culs
Ni la bosse des fesses

Je n’ai plus de réflexes
Tout me laisse perplexe.
Je ne garde du sexe
Dans un coin de kleenex
Que l'souvenir complexe
De ceux qui m’ont ému.