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Les pommes, les papous, les châteaux


Tu t’rappelles la balançoire
Et les feuilles mortes qui s’envolent
L’automne, les pommes qui dégringolent
J’aime quand on s’raconte des histoires

J’posais mes deux mains sur ta taille
Pour t’envoler un peu plus haut
Te faire des ailes pour de faux
J’aime quand tes ch’veux en bataille

    J’t’aime d’amour tu t’en souviens
    On s’fiance et on largue tout
    On s’en va vivre chez les Papous
    Et ça t’fait rire, et c’est pas bien.

T’auras tout fait pour m’énerver
De l’air, fous l’camp, salut, bye bye
Maint’nant j’t’aime plus, j’veux qu’tu t’en ailles
Jusqu’à demain, j’viendrai t’chercher

Tu jouais déjà les p’tites farouches
Et ça m’plaisait c’était bien l’pire
Moi c’que j’voulais, c’est t’en dire
Des mots pour atteindre ta bouche

    J’aimais bien ça, les mots, tu sais
    J’voulais t’en bâtir des châteaux
    Comme dans ces contes un peu gâteaux
    Où les princesses dorment à jamais.

Madame, est-ce que ta fille est là ?
Ça fait une paye qu’elle lit ses livres
Qu’est-ce que Popeye sans son Olive
Ça fait tellement qu’elle ne vient pas

Elle est partie, chéri, pleure pas
Faut surtout pas qu’tu lui en veuilles
Va mettre des coups d’pied dans les feuilles
Elle te fait dire qu’elle t’attendra

    Les maladies c’est comme les mots
    Parfois ça fait mourir les gens
    Qu’est-ce que l’bon dieu vient fiche là dedans
    Les pommes, les Papous, les châteaux.

Na na na...

Les pommes,
    Les Papous,

      Les châteaux.